1- La Raison d’être comme une réponse aux attentes d’une époque

La Raison d’être ne « sort pas du chapeau ». Bien au contraire, elle correspond aux attentes et marqueur d’une époque qui glisse petit à petit vers la post-modernité. Celle que Laloux définit comme « la société de l’information » dans laquelle les entreprises et les salariés sont responsabilisés et engagés : leur impact sur l’écosystème est pris en compte.

la Raison d'être en 7 réponses / attentes / marqueurs d'une époque : la responsabilité sociétale, la quête de sens, la nouvelle consommation, la défiance, la transparence, la cohérence, la gouvernance
la Raison d’être en 7 réponses / attentes / marqueurs d’une époque : la responsabilité sociétale, la quête de sens, la nouvelle consommation, la défiance, la transparence, la cohérence, la gouvernance

Les 7 marqueurs de la Raison d’être

01. La responsabilité societale

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) définie comme « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec les parties prenantes » évolue. Place aux entreprises à missions dont l’impact positif sur la société peut figurer aux statuts de l’entreprise.

02. La quête de sens 

Citoyens et consommateurs, cherchent à retrouver du sens. C’est le mal d’une époque qui se serait perdue dans trop de superflu, leur faisant perdre de vue l’essentiel, le bien fondé et in fine le sens de leur vie, de leur travail, de leurs loisirs et de leur consommation.

03. La nouvelle consommation

Les nouveaux consommateurs n’acceptent plus inconditionnellement les biens, les services et les promesses qu’on leur propose. Consommacteurs, ils se fédèrent désormais autour d’une révélation ou d’expériences malheureuses via les réseaux sociaux, pouvant aboutir au boycott collectif d’une marque ou d’une entreprise. Ils sont à même d’agir et de faire pression par pouvoir d’influence, faisant de leur consommation un acte engagé. 

04. La défiance

De crises sanitaires en scandales alimentaires, et d’OGM en glyphosate, consommateurs comme citoyens ne savent plus à qui, ni à quoi se fier. 

Et puisque le doute est instillé, seuls des mesures de réassurances sont à même de calmer les suspicions : traçabilité, kilomètres parcourus, composition sans adjuvants et bilan carbones…

05. La transparence

Dès lors, fini la surenchère des promesses créatives des années 2000 et autre « successful living » grâce à un jean … L’intégrité sobre et l’honnêteté mesurée sont de mise autant que la transparence, car rien n’excite plus la curiosité des consommateurs que les notions de confidentialité, de champs privé et autres secrets de fabrication.

06. La cohérence

Au règne du fact checking, certains media et consommateurs sont en croisade et guettent toutes incohérences réelles ou supposées entre la valeur émise par l’entreprise et sa valeur réelle, ce qui ne manque pas d’impacter la valeur perçue, à grande échelle. 

07. Etre fin stratège : la gouvernance

L’une des principale valeur ajoutée de la Loi Pacte, c’est la possibilité de rendre opposable la Raison d’être aux partis prenantes. Au coeur de la gouvernance, elle devient un levier d’action. Par ailleurs, sachez que l’actionnariat salarié est favorisé. De même la création, transmission et liquidité d’entreprise sont des démarches désormais facilitées. 

Aller plus loin

Bien sûr, la Raison d’être à avoir avec la Culture d’entreprise. Vous trouverez de nombreux articles à ce sujet dans le blog. RESTEZ INFORMÉAbonnez-vous à la newsletter d’Analyse Du LangageARTICLES RÉCENTS

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