Voici le très bon compte-rendu réalisé par l’équipe du WAWLab lors de notre rencontre en mai à Saclay. Merci à Sabrina Lefebure ainsi qu’à toute son équipe, et le public présent pour son accueil.

 

Le corps influence nos prises de décisions

Concernant les découvertes assez récentes, Paul Ekman en 1990, ou António Damásio avec son ouvrage phare L’erreur de Descartes où il montre que ce n’est pas l’homme machine avec le cerveau qui impose au corps et ensuite c’est le corps qui obéit. Il revisite donc ce paradigme là et va être suivi par d’autres chercheurs et la 1ere question qu’il s’est posé c’est « est-ce que les gestes modifient notre état d’esprit ? », la réponse est vraie.

Amy Cuddy, psychologue à l’université de Stanford a commencé ses travaux aux alentours des années 2010, étudie les postures de pouvoir en analysant des situations, notamment avec des étudiants avant entretient d’embauche en adoptant ou non la posture des mains sur les hanches avant le rdv durant 2 min. Les résultats surprennent, les étudiants ayant adopté cette posture remportent davantage leur entretien que les autres, en raison d’une augmentation significative de testostérone (+30 %) dans leur sang.

Les nombreux articles écrivent que le geste a une valeur oratoire, esthétique, mais en réalité ça va beaucoup plus loin. Les linguistes savent très bien que le geste et même l’élocution permet jusqu’à la construction de l’idée dans le cerveau. 

Les gestes ne sont pas uniquement culturels, nous en retrouvons des communs à tous les êtres humains. 

Notre positionnement grégaire se décide très tôt

Jacques Fradin a beaucoup développé « le positionnement social » c’est à dire la manière dont on va instinctivement se positionner les uns par rapport aux autres. On se rend compte qu’il n’y a pas une infinité de possible, et qu’on va naitre avec « une ligne de consigne », et qu’il y a peu de chance pour qu’elle change. 

Ces différents travaux sont à la croisée des sciences et de l’éthologie (comportement animalier).

Hubert Montagner a également un parcours très intéressant, éthologue, qui a beaucoup travaillé sur les insectes a ensuite observé les enfants en maternelle, ayant un avantage avec ce bagage antérieur qui lui servait beaucoup, il en a ensuite conclu des typologies. 

Hannah Arendt, philosophe allemande, a été la 1ere à montrer que finalement dans notre vie quotidienne, il y a 2 niveaux : le niveau de la bios (vie individuelle, biographique…) et le niveau de la zôé (vie biologique, au sein de l’espèce), c’est une manière de se rendre compte de l’importance de cette dernière. 

Venir solliciter la zone pré-frontal par le biais de l’hypnose, permet d’adopter cette attitude de « caméléon ». La speed-hypnose consiste à sortir les gens de leurs croyances, certitudes, et circuits neuronaux bien établis, en stimulant ce qui est de l’ordre de la créativité, de l’imaginaire…

Voici le lien si vous souhaitez vous retrouver le compte-rendu sur le site du Wawlab.

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