La diffusion des enregistrements de Laurent Wauquiez, devant des étudiants, a posé la question de la langue de bois. Les « défenseurs » de ce dernier ont nié une certaine malveillance, avec l’implicite suivant : « au moins, Wauquiez, il parle vrai ». Sauf que le « parler vrai » et le « parler cash » sont des formes plus actuelles de la langue de bois. Décryptage.

La typologie à 4 entrées pour appréhender la langue de bois

Vous pouvez retrouver cette description dans mon ouvrage Déjouez les manipulateurs. Vous pouvez également aller plus loin sur les marqueurs linguistiques de la langue de bois, et de sa gestuelle associée « le corps de bois » ici.

Voici donc les 4 types de « langue de bois » que je propose. Chaque langue de bois est associée à un « sémiotype » comportemental spécifique. C’est ce que je développe dans mon second ouvrage, en cours d’écriture (sortie prévue en novembre, un peu de patience 😉

  • La langue de chêne : la plus alambiquées et administratives. Correspond à la langue de bois « originelle », administrative et politicienne.
  • La langue d’acier : la plus distanciée et analytique. C’est le langage technocratique par excellence.
  • La langue de coton : la plus enrobeuse et mielleuse. Développée par François-Bernard Huyghe, elle est plus « empathique » mais vise surtout à endormir avec sa dimension pseudo-altruiste. On est dans le « politiquement correct ».
  • La langue de verre : la plus laconique et sloganisée. C’est là que l’on trouve le « parler vrai » ou « le parler cash ».

La langue de bois n’est pas l’authenticité, mais son contraire

Laurent Wauquiez, adepte de la « langue de verre » ces derniers jours, ne fait rien d’autre que décliner de manière plus actuelle, une langue de bois déjà bien connue. On est encore loin de l’effort de transparence et d’authenticité…

Je vous invite à écouter la chronique de Raphaël Enthoven sur Europe 1 à ce propos.

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