J’aime beaucoup cette métaphore du sémiologue, tel un détective qui parcourt les scènes de communication à la recherche d’indices. Petit retour sur des contre-sens, souvent inconscients, présents en communication.

des codes perçus par notre cerveau ?

Erreur de naming ou de graphisme, les contre-sens se baladent au quotidien sous nos yeux, sans qu’on en prenne vraiment conscience. Pourtant, il y a fort à parier que, l’inconscient lui, perçoivent ces brouillages ou bruits de la communication. Pour en savoir plus, rendez-vous dans notre prochain billet. En attendant, deux exemples irrésistibles.

un nom de marque qui doit communiquer l’absence d’allergènes

Mon analyse se veut plus illustrative qu’exhaustive. Néanmoins, intéressant le choix :

  • de la racine « allerg » qui renvoie à allergie : on évoque le nom de ce que l’on souhaite éviter -> totalement pathogène pour le consommateur lambda
  • de la finale en « O » qui renvoie au « je » en espagnol ou en langues anciennes.

Traduction littérale : « je suis allergique » ou je « deviens allérgique ». Or le paquet devrait raconter le récit inverse, ou du moins d’une allergie combattue et non pas effective. Un beau contre-sens donc pour cette marque qui pensait bien faire mais dont les ventes sont surement laborieuses.

un logo de semence potagère qui raconte la disette

Alors que le logo doit évoquer la semence et donc construire le récit de l’abondance et de la fertilité, le graphisme choisi évoque l’inverse ! Loin d’évoquer la croissance heureuse, les nervures de la feuille se transforment au premier coup d’œil en fléches descendantes. Ce connoté négatif vient réactiver la peur archétypale du manque et de la famine. Là encore, un virage à 180° qui raconte l’inverse de ce que l’on voudrait…

Si vous avez d’autres exemples, partagez-les avec moi 😉 Je suis fan de ces impairs subliminaux !

Partagez cet article