Après avoir réalisé une première partie du parcours de l’Institut de Neurocognitivisme, j’ai envie de partager avec vous certains aspects liés au stress. Retour sur les expressions verbales et non verbales, indices d’un type de stress particulier.

Une typologie connue du stress : fuite, lutte et inhibition de l’action

Cet article est fondé sur une double approche disciplinaire, avec les apports :

  • neuroscientifiques de Jacques Fradin (Ref. L’Intelligence du stress).
  • synergologiques de Philippe Turchet (Ref. Le Langage universel du corps).

Les travaux d’Henri Laborit ont mis à jour 3 types de stress instinctifs : fuite, lutte, inhibition de l’action. Les travaux de Jacques Fradin au sein de l’Institut de Médecine Environnementale ont démontré que cette typologie était toujours effective, même en l’absence d’un prédateur ! On parle de « stress cognitif« . Dans 90% des cas, le prédateur est dans notre tête…

Les marqueurs corporels et verbaux du stress de fuite

Le corps traduit l’envie de prendre la fuite : « je me casse ! » Le corps tremble et gesticule dans tous les sens. Des sueurs et un rougissement peuvent apparaître. Déglutition fréquente et salivation abondante (Cf. le postillon d’Alain Juppé lors des Primaires, pas seulement dû à son âge…) Les rires « jaunes » sont fréquents. Le regard fuyant. Dans son locution, la personne hésite, bégaye. Le débit de sa voix est rapide.

Les marqueurs corporels et verbaux du stress de la lutte

Le corps traduit l’agressivité : « je casse ! » Il est en tension : épaules relevées, mâchoires tendues. Les gestes sont brusques et les mains menaçantes. On peut voir apparaître la « glabelle » ou « ride du lion ». Les narines sont dilatées, le regard est fixe. Parfois les dents sont visibles. Lors de sa locution, la personne a le sentiment d’injustice et ne peut se remettre en cause.

Les marqueurs corporels et verbaux du stress de l’inhibition de l’action

Le corps traduit l’abandon : « je suis cassé ! » Il est sans tonus, les épaules et le visage sont tombants. Le dos est souvent courbé. La personne ressent une oppression thoracique. Le visage exprime la tristesse : les yeux sont fermés, le regard est bas, la courbure de la lèvre inversée. Le débit de parole est très lent, quasi inaudible.

Gérer une personne en stress

Bien sûr, l’attitude à adopter dépend de la nature de son stress. Connaître la bonne posture permet d’éviter les maladresses. Une fois le diagnostic posé et la bonne attitude adoptée, on peut mettre en place les exercices de « bascule » pour passer au mode préfrontal adaptatif. Le soulagement est immédiat.

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